Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, session de printemps.

Cette semaine, j’ai siégé comme membre de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (qui comprend 47 États-membres) lors de sa session de printemps.

Semaine remplie de nos réunions de commission (je suis membre effectif de la Commission sur l’égalité et la non-discrimination), de nos séances plénières, des réunions du Groupe SOC (Socialistes, Démocrates et Verts) et des rencontres avec les associations de terrain, qui nous font part de leurs préoccupations. C’est aussi l’occasion de rencontrer des collègues parlementaires d’ailleurs, de confronter nos idées et de partager nos bonnes pratiques. 

 

À l’instar des sessions précédentes, j’ai défendu et mis en avant plusieurs thématiques et combats qui me tiennent particulièrement à cœur au regard des compétences de cette institution pan-européenne gardienne des droits humains sur notre continent européen.

Tout d’abord, j’ai été particulièrement attentif au Rapport annuel présenté par la nouvelle Commissaire aux Droits de l’Homme. J’ai eu l’occasion de l’interroger sur les droits des personnes LGBTI+ en Pologne où le gouvernement en place empêche toute évolution venant en aide à ce public. La protection des LGBTI+ a été au cœur de ma semaine à Strasbourg puisque nous avons étudié, en Commission, les suites données aux persécutions abjectes perpétrées en Tchétchénie. Nous avons aussi discuté de la situation de personnes LGBTI+ en Azerbaïdjan et en Arménie. L’heure est grave, j’ai décidé de mener plus loin l’action, j’aurai l’occasion de vous en parler d’ici peu de temps, le combat contre les discriminations basées sur l’orientation sexuelle ou le genre n’est pas terminé !

J’ai aussi pu m’exprimer sur l’importance des Objectifs de développement durable pour notre société. Les défis à l’horizon 2030 sont immenses : la lutte contre la pauvreté, le réchauffement climatique, les inégalités sociales et économiques et les discriminations. J’ai d’ailleurs eu l’occasion de rédiger un article à ce sujet. Je vous invite aussi à voir mes interventions en vidéo.

Même si, je le disais, les droits humains sont à la base du Conseil de l’Europe, le fil rouge de cette semaine aura sans doute été ma préoccupation sur les droits des femmes.  Nous avons entendu en Commission une femme rom qui a partagé avec nous son déchirant témoignage en nous expliquant comment elle a été stérilisée de force. Nous aussi avons envisagé un rapport sur les violences gynécologiques (lors de visites chez le gynécologues par exemple) et de violences obstétricales, subies quand la femme accouche. J’ai eu l’occasion de faire une vidéo sur ce sujet très interpellant. Dans la Commission où je siège, nous avons aussi envisagé un agenda politique ambitieux pour l’égalité des genres. Des réunions spécifiques ont été organisées pour les violences faites aux femmes et sur la nécessité de leur garantir leur autonomie en promouvant l’accès à la contraception.

Nous avons aussi étudié puis accepté à une très large majorité un rapport particulièrement important qui met en évidence le sexisme et le harcèlements subits par les femmes dans les parlements. Ce rapport pose des constats alarmants mais propose aussi des outils pour tenter de sortir de cette situation. 

De plus, je me suis exprimé à propos d’un débat très attendu sur une affaire de blanchiment de capitaux de près de 80 milliards de dollar. Chaque année, l’Union européenne perd 1000 milliards d’euros dans la fraude fiscale. En Belgique, c’est 20 milliards d’euros sur lesquels on ne peut pas compter dans le budget de l’État. Avec cette somme colossale, on pourrait faire tellement de choses : construire de nouveaux hôpitaux, engager de nouveaux professeurs, mieux lutter contre la pauvreté et investir dans le climat. La lutte contre la fraude fiscale doit devenir une priorité !

J’ai également pris part à l’audition par le Groupe socialiste des deux derniers candidats en lice pour devenir Secrétaire général du Conseil de l’Europe – le Belge Didier Reynders et la Croate Marija Pejcinovic Buric – en vue de l’élection de ce poste pour une durée de 5 années par l’Assemblée parlement fin juin.

Des débats passionnants, des rencontres enrichissantes, des combats à mener. La semaine touche à sa fin mais je repars la valise pleine de nouvelles idées et de travail à accomplir. En route et au travail ! 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

seize + 12 =