Conseil de l’Europe à Strasbourg, avril 2018
Le Conseil de l’Europe est une organisation paneuropéenne regroupant 47 Etats-membres (c’est-à-dire 820 millions d’Européens) qui est hélas souvent méconnue ou dans l’ombre de l’Union européenne qui elle réunit 28 Etats-membres actuellement.
Pourtant depuis sa création en 1949, le Conseil de l’Europe constitue un exemple unique au monde de défense des droits humains à travers les frontières et dont la Belgique est un pays fondateur.
Il s’agit d’un espace de dialogue unique qui a pour mission d’assurer le respect de la Convention européenne des droits de l’Homme. Il a joué un rôle de précurseur dans la lutte pour l’abolition de la peine de mort, la lutte contre la torture, la lutte contre les discriminations au sens large et bien évidemment la liberté d’expression. La Cour européenne des droits de l’Homme, qui dépend du Conseil de l’Europe, joue ainsi un rôle supranational de premier plan.
Aujourd’hui le Conseil de l’Europe est menacé par la montée des nationalismes, du populisme mais également par une diminution de son budget qui pourrait conduire à terme à la diminution voire à la disparition de missions essentielles. En tant que socialiste j’aurai donc à cœur, toute cette semaine, à défendre les valeurs européennes et pour ce faire au maintien d’un Conseil de l’Europe réformé et plus efficient.
Si l’Europe en général n’a pas bonne presse, il nous revient de réaliser qu’elle est le garant de nos droits dans une société toujours plus complexe et interconnectée et où nos acquis sociaux et démocratiques sont menacés.
Les résultats électoraux dans de nombreux Etats-membres (ces dernières semaines et derniers  mois) illustrent, si besoin en était, l’importance pour tous les démocrates de se réveiller que ce soit dans nos pays évidemment mais également au travers des frontières en activant les liens et surtout les valeurs qui nous unissent. Les discriminations et les atteintes aux droits humains ne connaissent pas les frontières, montrons leurs que nos combats non plus !
Nos droits et leur défense ne se négocient pas ! Il s’agirait d’un cadeau dangereux et irréversible que l’on ferait à tous les ennemis de nos libertés. Les forces de droite et les extrêmes aimeraient justifier par l’austérité la diminution des prérogatives de la Cour européenne des de droits de l’Homme, la disparition des missions de monitoring de lutte contre la torture et in fine des recommandations visant à condamner les atteintes à l’Etat de droit dans certains pays.
Je défendrai donc tout au long de cette semaine un Conseil de l’Europe réformé comme garant du dialogue entre nos 47 Etats-membres dans leur ensemble dans une approche certes pragmatique mais qui assure avec tenacité le respect de nos droits et valeurs avec les moyens pour le faire.

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