Je suis né le 22 décembre 1966 à Huy dans une famille unie, heureuse et modeste : mon papa était alors ouvrier au sein des carrières Dumont-Wauthier à Hermalle-sous-Huy et ma maman femme de ménage pour arrondir des fins de mois pas toujours faciles.
C’est au sein de cette cellule familiale que je me suis forgé mes premières opinions, mes premières valeurs. Emmené très tôt au 1er mai à Huy, je me souviens des discours enflammés d’Edmond Leburton ou d’André Cools que je redonnais avec fièvre dès mon retour à la maison. J’y déclarais avec passion et avec une grande candeur : "Il faut que les riches soient moins riches et les pauvres moins pauvres !". Mon unique auditoire, mon petit frère, applaudissait à tout rompre ces envolées lyriques d’un gamin de 7 ans déjà passionné par la chose publique.
C’est avec mon papa qui, en véritable autodidacte, cours du soir après cours du soir, est devenu permanent syndical à la Centrale générale, que j’ai découvert le monde ouvrier, ses aspirations, ses combats, ses coups de blues, ses manifestations, ses grèves...
Oui, je suis un enfant de la balle et j’en suis fier !
En 1974, un tragique accident de voiture qui faillit coûter la vie à mon papa, lui laissant de lourdes et graves séquelles, m’a conduit à lutter avec détermination contre l’insécurité routière et à être attentif au bien–être de la personne handicapée ou fragilisée.
Dès mes études secondaires, je souhaite m’affilier au parti socialiste: j’ai 14 ans.
A l’Université de Liège où j’entame une licence en histoire, je participe aux organes de concertation étudiants - professeurs - recteur. Je suis l’un des organisateurs des manifestations contre les augmentations de minerval (déjà !).
Je milite activement : je suis élu Conseiller communal en octobre 1988.
J’ai alors 21 ans et je viens de réussir en septembre ma seconde licence.
J’entame ce mandat avec énergie, détermination et bonne humeur : nous sommes trois jeunes élus dont l’un devient directement échevin. Le vent du renouveau souffle sur Wanze dès 1988.
Je suis réélu en octobre 1994 et je deviens Echevin en 1995. L’urbanisme
et la mobilité constituent mes départements de prédilection : je lance un plan
de mobilité en 1996 et un plan vélo en 1998. Je démarre la décentralisation
urbanistique : schéma de structure et règlement communal d’urbanisme.
En octobre 2000, ce travail de fond est récompensé par les électeurs :
je double mes voix de préférence et devient alors le premier Echevin. Je garde
les mêmes compétences et finalise ces gros dossiers ainsi que ceux relatifs à
l’augmentation de l’offre en logements moyens sur le territoire communal.
Permettre aux jeunes ménages d’acquérir une maison confortable à un prix
raisonnable ou aux personnes âgées de se rapprocher du centre, de ses lieux
de vie, de commerces et de services constitue un choix politique majeur
des socialistes wanzois.
Des années de travail intense avec les fonctionnaires communaux, les membres de la CCAT, mes collègues bourgmestre, échevins et conseillers, la population que j’ai trouvée très mûre dans sa participation à la décision.
J’en retire un grand enseignement : si l’on aborde les dossiers de manière pédagogique sans démagogie, si l’on parle vrai, si l’on noue donc les conditions d’un véritable partenariat et d’une réelle confiance, alors les citoyens participent avec maturité, solidarité et intelligence collective aux projets politiques. J’en veux pour preuve la manière dont, ensemble, nous avons construit le projet de l’usine de bio-éthanol qui se construit à Wanze depuis plusieurs mois !
Pour les élections d’octobre 2006, je confirmai mon attachement viscéral pour ma commune : j’étais 3e sur la liste PS. On avait aussi fait appel à moi pour mener la liste aux élections provinciales. Je ne vous le cache pas : j’en étais fier et honoré.
Fier car c’était le résultat de mon travail, rien de plus. Aucun passe-droit !
Honoré car cette liste incarnait des valeurs essentielles à mes yeux : l’enthousiasme, le dynamisme, le renouveau et l’intégrité.
7622 voix plus tard,
je suis désigné pour succéder à mon ami, Gaston Gérard, au sein du Collège
provincial. C’est non sans émotion que j’ai accepté le flambeau et quitté mes
fonctions de mandataire communal. Le 20 octobre 2006, je prêtai serment aux
côtés de nouveaux collègues, de nouveaux (et d’anciens) camarades.
Aujourd’hui, je peux dire que j’ai pris mes marques dans cette institution qui s’active beaucoup plus qu’on ne le pense et sans laquelle un nombre important de services aux citoyens ne seraient pas rendus.
Avec mon équipe, nous démultiplierons les efforts pour que la province de Liège et notre arrondissement en particulier contribuent positivement et énergiquement à la prospérité de la Wallonie. Nous aurons l’occasion de l’illustrer à travers ce site.


